Les archives des nouvelles de l'APHRSO

pour l'année 2006

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27-12-06 L'Institut Nazareth et Louis Braille inaugure le Sensorium, un laboratoire unique au Québec pour les enfants ayant une déficience visuelle Le 14 novembre 2006, l'Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) a inauguré son nouveau laboratoire de stimulations sensorielles, le Sensorium, un projet unique au Québec, qui a pour objectif de favoriser le développement des capacités sensorielles, perceptuelles et motrices chez les enfants ayant une déficience visuelle.

Le Sensorium est doté d'équipements technologiques et thérapeutiques de pointe, y compris du matériel optométrique, informatique et de stimulation visuelle, qui permettront de mieux évaluer la capacité visuelle des enfants et de développer leurs aptitudes sensorielles et perceptuelles afin de favoriser une meilleure intégration dans leur vie familiale et sociale.

« 85 % de l'information requise au développement de l'enfant provient de sa vision », a expliqué Louise Grégoire, chef du programme Développement petite enfance et intégration scolaire (DPEIS) à l'INLB et responsable du projet. « Dès qu'une situation de handicap est identifiée, nos spécialistes interviennent rapidement auprès de l'enfant et l'aident, dès son jeune âge, à développer les capacités et les compétences qui vont, par le fait même, réduire les situations de handicap dans l'ensemble de ses habitudes de vie. »

Aujourd'hui, plus de 400 enfants issus de la région de Montréal, de la Montérégie et d'autres régions du Québec sont inscrits au programme Développement petite enfance et intégration scolaire de l'INLB. Plusieurs d'entre eux peuvent désormais bénéficier d'interventions spécialisées en communication braille, en optométrie, en orientation et mobilité, et ce, dans un laboratoire doté d'équipements informatiques et de communication à la fine pointe des technologies.

Une intervenante présente les jeux dans le Sensorium.Auparavant, ce type d'intervention auprès des enfants était souvent effectué dans leur milieu de vie, à la maison ou à l'école, et engendrait plusieurs contraintes liées à l'espace et au transport des équipements. En offrant un environnement spécialement conçu pour développer les capacités sensorielles et perceptuelles de l'enfant, le Sensorium permet d'optimiser l'offre de service auprès des jeunes ayant une déficience visuelle et de leurs familles. De plus, la qualité des interventions et la présence régulière d'enfants et de jeunes dans les activités quotidiennes du laboratoire, offre un milieu favorable à la recherche et à l'avancement des connaissances dans les domaines reliés aux activités cliniques de l'INLB.

La réalisation du Sensorium a été rendue possible grâce au don exemplaire de 50 000 $ de Bell Canada obtenu dans le cadre de la campagne majeure de financement 2002-2006 de la Fondation de l'INLB.

« Chez Bell, nous croyons que la santé globale d'une communauté se définit par la place accordée aux enfants et par les efforts mis de l'avant pour les aider à apprendre, à grandir et à réaliser leur potentiel. C'est dans cet esprit que nous avons choisi de soutenir la création du Sensorium de l'INLB. Ce projet novateur et unique au milieu de la santé du Québec, a surtout le mérite d'offrir ce qu'il y a de mieux à nos enfants ayant une déficience visuelle et, en les aidant à s'enrichir, à développer leurs compétences et à se réaliser pleinement dans le cadre de leurs activités sociales et familiales » a déclaré Jean-Clovis Langlois, directeur général – Montérégie, Bell Canada.

L'Institut Nazareth et Louis-Braille joue un rôle de premier plan dans le domaine de la réadaptation en déficience visuelle au Québec. Il dispense ses services à plus de 8 000 personnes de tous âges provenant des régions de la Montérégie, de Montréal et de Laval. Ses équipes multidisciplinaires offrent une gamme complète de services d'adaptation, de réadaptation et d'intégration sociale, scolaire et professionnelle aux personnes aveugles ou ayant une déficience visuelle. L'Institut fait partie du grand réseau de la santé et des services sociaux du Québec.

Légende de la photo:  Joanne Thibodeau du programme Développement petite enfance et intégration scolaire présente différents jeux de stimulations offerts dans le laboratoire.

Pour informations générales Monsieur Koceïla Louali, porte-parole de l'INLB. Téléphone : 450 463-1710 poste 429 Courriel : fondation@inlb.qc.ca

27-12-06 LA VITAMINE D CONTRE LA SCLÉROSE EN PLAQUES? C'est un fait connu depuis quelques années que la sclérose en plaques soit plus fréquente chez les individus vivant loin des équateurs où l'intensité solaire annuelle est moindre.  Une nouvelle étude conduite chez des militaires américains vient cependant de démontrer un lien entre une abondance de vitamine D et une diminution des chances de contracter la maladie.  Cette vitamine que l'on retrouve en faible quantité dans le lait fortifié et les poissons gras provient surtout d'une exposition à la lumière solaire.  Les individus avec le plus haut taux de vitamine D dans le sang étaient 62% moins enclin à être atteint de la sclérose en plaques à comparer à ceux en démontrant une carence.  L'on notera également que la vitamine D semble aussi diminuer le développement de divers cancers.  Source: handicap.ca

27-12-06 Effectuez une « AA » et Kéroul vous récompensera Vous appréciez, gérez, ou posséder un hôtel, une auberge, un gîte touristique, une résidence de tourisme, un centre de vacances ou une auberge de jeunesse, auquel le propriétaire a effectué un effort additionnel afin d'apporter une « amélioration en accessibilité » (AA) notable en vue d'accueillir une clientèle de personnes à capacité physique restreinte ? Si c'est le cas, faites-le savoir à Kéroul qui se fera un plaisir d'analyser les candidatures soumises pour l'obtention de la Mention Kéroul 2007.

Le thème de la 17e Mention Kéroul est l'hébergement. Cette année, le jury sera présidé par Michel Rheault, directeur général de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ) et lauréat du prix Michel Carpentier, attribué en guise de remerciement pour les efforts consacrés à l'essor de la mission de Kéroul. Trois autres membres constitueront le jury et auront le mandat de choisir le récipiendaire de la Mention selon les critères d'accessibilité définis par Kéroul et mentionnés dans le formulaire d'adhésion.

La Mention Kéroul sera remise lors du Gala annuel des Grands Prix du tourisme québécois en mai 2007. D'ici là, vous pouvez présenter une candidature, en vous procurant le dépliant et le formulaire prévus à cet effet, ou obtenir plus d'information... Lire la suite pour connaître les démarches de votre mise en candidature pour la Mention Kéroul 2007

27-12-06 Prêt! Pas prêt! Je vieillis!  Guide des ressources à l'intention des adolescents qui ont une incapacité motrice a été conçu afin d'aider les adolescents à mieux vivre le passage, la transition vers l'âge adulte et pour favoriser leur participation sociale. Il est un outil d'information et de références que les adolescents et leurs familles peuvent utiliser pour connaître les ressources disponibles et les bureaux administratifs à joindre afin d'obtenir les services qui leur sont offerts. Ce guide s'adresse également aux intervenants en vue de leur fournir un moyen d'accroître leur soutien. Les thèmes présentés proviennent des propos, des préoccupations et des attentes des adolescents, de leurs parents et des intervenants rencontrés à travers le Québec dans le cadre d'une recherche. Le document est gratuit.

Thèmes présentés: Soins personnels et de santé, aides techniques, études et travail, alimentation, amitié, amour et sexualité, transport, loisirs, aspect résidentiel, aide financière, droits.

Le guide est disponible en format PDF sur le site de l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec à l'adresse suivante: www.irdpq.qc.ca/communication/publications/documents_disponibles.html.

27-12-06 Adoption d'une politique pour faciliter l'accès des personnes handicapées aux documents et aux services publics QUÉBEC, le 15 déc. /CNW Telbec/ - «Les citoyennes et les citoyens du Québec doivent jouir d'un égal accès aux documents et aux services offerts par le gouvernement du Québec. La politique gouvernementale adoptée par le Gouvernement du Québec reconnaît les droits, sans exclusion, de toutes les personnes à obtenir des services de qualité. Dans cet esprit, elle permet de prendre les mesures nécessaires afin que toute personne handicapée qui en fait la demande ait accès, en toute égalité, aux documents et aux services offerts au public.» C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur Philippe Couillard.

Même si elle compte parmi les principes directeurs du gouvernement du Québec, l'accessibilité universelle n'est pas toujours assurée en raison des nombreuses situations de handicap qui réduisent ou empêchent l'accès des personnes aux documents et aux services gouvernementaux. Conformément à la Loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale, la nouvelle politique vise à ce que les ministères et les organismes publics se dotent de mesures d'accommodement pour permettre aux personnes handicapées d'avoir accès à l'éventail des services offerts au public et aux documents mis à sa disposition.

L'obligation d'accommodement est traduite par des mesures visant à répondre au besoin d'information des personnes handicapées et à s'assurer que l'accès aux services n'est pas compromis en raison d'une situation de handicap, quelle qu'elle soit. Comme pour tous citoyens, les ministères et les organismes publics doivent veiller à la qualité de la communication avec une personne handicapée, ce qui implique de proposer des solutions satisfaisantes aux difficultés qui peuvent se présenter.

Outre l'obligation d'accommodement, la politique gouvernementale comporte une seconde orientation, qui consiste à adopter une démarche proactive pour assurer l'accès aux documents et aux services publics. La technologie offre aujourd'hui des possibilités variées pour réduire les distances entre les personnes et supprimer les obstacles à la communication. La politique gouvernementale mise sur ces moyens pour répondre adéquatement aux besoins des personnes handicapées selon la nature de leurs incapacités, que ce soit pour les communications téléphoniques, les communications de personne à personne ou l'accès aux sites Internet d'intérêt public.

«En prenant l'initiative d'éliminer ou de réduire les obstacles auxquels font face quotidiennement les personnes handicapées, le gouvernement fait un geste concret en faveur de leur pleine participation sociale. La politique sur l'accès aux documents et aux services offerts au public pour les personnes handicapées est un outil majeur qui nous permettra d'aller encore plus loin pour offrir des services d'une grande qualité à l'ensemble de la population, dans le respect de notre engagement et des valeurs de solidarité, d'équité et de respect qui guident notre action», a conclu monsieur Couillard.

Le document de la politique est disponible sur le site Internet du ministère de la Santé et des Services sociaux au www.msss.gouv.qc.ca.

27-12-06 L'impôt et les personnes handicapées Les gouvernements fédéral  et provincial  offrent diverses mesures fiscales à l'intention des personnes handicapées et de leur famille. L'application de ces mesures et les conditions d'admissibilité peuvent cependant être différentes selon le palier de gouvernement.

Pour de plus amples renseignements, consultez la brochure Les personnes handicapées et la fiscalité (PDF, 303 ko. Ce document vous informe des mesures fiscales visant une personne handicapée, le conjoint d'une personne handicapée ainsi que la personne qui a la charge d'une personne handicapée. La première partie de la brochure fournit une description des déductions et des crédits d'impôt auxquels les personnes handicapées peuvent avoir droit. La seconde partie présente une liste des biens et services pour lesquels les personnes handicapées n'ont pas à payer de taxes.

27-12-06 Saviez-vous que... Une personne ayant une déficience ne vit pas toujours des situations de handicap et peut fort bien participer activement à la vie sociale. Prenons l’exemple d’une personne vivant avec une déficience visuelle. Elle peut utiliser des moyens techniques pour l’aider à réduire ces incapacités (chien-guide, lecture en braille, etc.) et elle peut également habiter un grand centre urbain, où le système de transport en commun est facilement accessible, alors qu’en région elle devrait composer avec les contraintes du transport adapté local. Certaines ressources disponibles dans les grands centres facilitent la vie des personnes handicapées et améliorent leur situation de participation sociale substantiellement. Une personne vivant en région éloignée peut vivre, dans bien des cas, davantage de situations où son handicap freine sa participation sociale. Source: handicapmonteregie.com

27-12-06 Le vérificateur général du Québec livre les conclusions de sa vérification concernant les programmes d'aides techniques pour les personnes handicapées QUÉBEC, le 12 déc. /CNW Telbec/ - Le vérificateur général du Québec, M. Renaud Lachance, a rendu public aujourd'hui le tome II de son Rapport à l'Assemblée nationale pour l'année 2005-2006.

Dans le chapitre 6, il rapporte le résultat d'une vérification concernant les 19 programmes d'aides techniques pour les personnes handicapées offerts par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Au Québec, 1,2 million de personnes vivent avec une incapacité permanente. Pour compenser celle-ci, ils doivent recourir à des aides techniques. Il peut s'agir d'un fauteuil roulant, d'une prothèse auditive, de l'oxygénothérapie, etc.

Le vérificateur général a mené ses travaux notamment auprès du MSSS et de trois des fiduciaires qui assurent la gestion administrative des programmes, soit la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), l'Institut de réadaptation de Montréal (IRM) et l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ).

D'entrée de jeu, M. Lachance relève des lacunes au regard de la gestion du MSSS. En effet, ce dernier n'a réalisé aucune évaluation de l'ensemble des programmes d'aides techniques. Ceux-ci se sont superposés au fil du temps et, bien qu'il ait procédé à certains réaménagements, les résultats sont partiels.

Une telle évaluation permettrait au ministère de déterminer quelle est l'instance la mieux placée pour assumer la gestion de chaque programme, de statuer sur ceux qu'il serait avantageux de regrouper, de repérer les chevauchements et de faire en sorte que les programmes correspondent mieux aux besoins des citoyens.

Par ailleurs, le vérificateur général note qu'à cause de leur multiplicité, la gestion des programmes est complexe et que la compréhension de ceux-ci est difficile. Entre autres, les «portes d'entrée» pour ces programmes sont nombreuses et chacun a ses règles, ses formulaires et ses processus administratifs. A cette complexité s'ajoute pour la clientèle une difficulté d'accès à l'information, notamment parce que le site Internet du MSSS n'est pas convivial.

En outre, le mode d'allocation des ressources comporte des déficiences qui compromettent l'accessibilité à certaines aides techniques. M. Lachance invite le MSSS à s'assurer que la répartition de l'enveloppe budgétaire entre l'IRDPQ et l'IRM, pour le programme ayant trait aux triporteurs et quadriporteurs, soit établie en fonction des besoins de leur clientèle respective. Le ministère devra également faire connaître aux fiduciaires les sommes qui leur sont allouées et les rendre disponibles en temps opportun.

En ce qui concerne la RAMQ, M. Lachance conclut qu'elle administre les programmes d'aides techniques en conformité avec les directives reçues par le MSSS.

Enfin, le vérificateur général signale que le processus en place ne permet pas à l'IRM et à l'IRDPQ de s'assurer qu'ils récupèrent bien toutes les aides inutilisées par la clientèle et, par conséquent, de maximiser le nombre d'aides à valoriser.

Le rapport détaillé ainsi que les faits saillants sont disponibles sur le site Internet du Vérificateur général à l'adresse suivante : http://www.vgq.gouv.qc.ca/ , sous l'onglet «Rapports» de la section «Publications».

27-12-06 Activités de loisirs offertes par le Centre d'aide personnes traumatisées crâniennes et handicapées physiques Laurentides À toutes les personnes handicapées physiques des Laurentides, secteur de Saint-Jérôme, le Centre d'aide personnes traumatisées crâniennes et handicapées physiques des Laurentides vous invite à participer à certaines activités offertes telles que le taï chi, sorties de loisirs, cours aqua-forme adaptée, etc.

Vous pouvez demander à la direction de votre organisme de prendre entente avec nous pour votre participation. Communiquez avec Mme Nathalie Robert au (450) 431-3437.

27-12-06 Appel de propositions Le Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture (FQRSC) et ses partenaires sont heureux d'offrir à la communauté scientifique un appel de propositions portant sur :

Le développement de la recherche dans les domaines de la déficience intellectuelle et des troubles envahissants du développement

Les chercheurs intéressés par cette thématique et qui souhaitent présenter une demande de subvention sont invités à consulter le site Internet du Fonds http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/programmes/pdf/app-di-ted.pdf  pour obtenir davantage d'informations.

La date limite pour remettre les lettres d'intention est le 27 septembre 2006, à 16h. La lettre d'intention est obligatoire. La date limite pour la remise des demandes de subvention, pour les chercheurs dont la lettre d'intention sera retenue, est le 31 janvier 2007, à 16h.

Dans le cadre de cette Action concertée, le FQRSC s'est joint à ses partenaires, le Curateur public le ministère de la Justice, le ministère de la Santé et des Services sociaux, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport , le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale le ministère de la Sécurité publique, le ministère des Transports, l'Office des personnes handicapées du Québec, la Société d'Habitation du Québec, le Fonds de recherche en santé du Québec, pour offrir cette nouvelle opportunité de financement de recherche à la communauté scientifique québécoise.

27-12-06 Décennie de la personne handicapée au Pérou La période 2007-2016 a été officiellement déclarée décennie des personnes handicapées par le Président Alan García. Le but est de lancer sur le sujet une réflexion au niveau national et à travers tous les organes de l'État. Des programmes devront être lancés, notamment en matière d'inclusion sociale, pour améliorer la citoyenneté et la qualité de vie des péruviens handicapés. Le Président a rappelé que le droit des personnes handicapées au respect de leur dignité était déjà inscrit dans la loi mais qu'un Plan interministériel d'égalité d'opportunités serait mis en place en 2007. Source : C.P.N sur Yanou.com

26-12-06 Saviez-vous que... Une personne handicapée est une personne qui éprouve, par suite d’une déficience physique, sensorielle ou psychologique, des limitations importantes et persistantes dans l’accomplissement d’activités ou d’un rôle social considérés comme normaux en fonction de son âge et de son sexe et compte tenu des caractéristiques sociales et culturelles du milieu dans lequel cette personne évolue

26-12-06 International - Convention La plupart des États - à l'exception notable du Saint-Siège - et des O.N.G ont salué l'adoption par consensus à l'Assemblée générale des Nations Unies de la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées, destinée à mieux promouvoir et protéger leurs droits. Une fois entrée en vigueur après ratification par le minimum requis de 20 États membres, cette nouvelle convention, fruit d'un travail de 5 ans, devrait aider les 650 millions de personnes concernées à obtenir la reconnaissance de leur dignité et la protection de leurs droits. Source : O.N.U

26-12-07 Inauguration d'un cybercafé au Pakistan Le premier cybercafé destiné aux aveugles vient d'ouvrir ses portes à Islamabad. Financé conjointement par la Banque Mondiale et la Fondation pakistanaise contre la cécité, l'établissement se veut un espace d'initiation et d'échanges entre voyants et non-voyants autour des nouvelles technologies et de l'Internet. Son accès est gratuit. Source : The Peninsula

26-12-06 Résultat de la campagne de Centraide: 51 501 472 $ Merci à tous les donateurs et à tous les bénévoles!

Voici un petit message de la Présidente et directrice générale Michèle Thibodeau-DeGuire: Cette année, nous avons franchi le cap symbolique des 50 M$. Que d’efforts nous avons faits, ensemble, pour atteindre ce sommet impressionnant!

Mais les retombées de ce résultat ne seront pas symboliques! Nous cueillerons, tout au long de l’année à venir, les fruits de cette campagne extraordinaire. Tout autour de nous seront organisés, jour après jour, des cuisines collectives, des activités entre générations, des ateliers d’aide aux devoirs, des groupes de soutien pour les familles et bien d’autres activités communautaires.

Centraide a récolté 51 501 472 $ pour les personnes démunies, soit 2,1 M$ de plus que le montant amassé en 2005.

26-12-06 Saviez-vous que... L'autisme est le résultat d’un trouble profond du développement cognitif qui empêche la personne de se former une image cohérente du monde, une représentation de ses propres pensées, de ses désirs et de ceux des autres. L’autisme peut être accompagné de conditions associées telles que l’hyperactivité, la paralysie cérébrale, l’épilepsie ou la déficience intellectuelle.

26-12-06 Projet de recherche sur l'effet du chien dans la vie des enfants qui présentent des troubles envahissants du développement dont l'autisme

Projet de recherche

La présente étude cherche à évaluer l’effet de l’introduction d’un chien d’assistance auprès d’enfants ayant un syndrome dans le spectre des troubles envahissants du développement et ce autant au niveau de la symptomatologie, de l’autonomie de l’enfant que du stress vécu par celui-ci et sa famille. Pour ce faire, un groupe de soixante-quatre enfants âgés d’au moins cinq ans et au plus dix ans ayant reçu un diagnostic d’autisme (incluant le syndrome d'Asperger) ou de trouble envahissant du développement non spécifié feront partie de cette étude. Ils devront être les seuls enfants de la famille ayant un désordre comparable. Les enfants utilisant régulièrement des médicaments administrés oralement contenant des stéroïdes seront exclus de l’étude. Tous les membres de leur famille devront avoir passé un test d’allergie négatif pour les chiens. Enfin, les parents doivent s’engager à ne pas laisser le chien demeurer seul plus de quatre heures sur une base quotidienne (clause de famille d'accueil de la Fondation Mira).

Un deuxième groupe de soixante-quatre (groupe contrôle) sera composé d'enfants TEDs choisis au hasard parmi les demandes. Ils seront soumis aux même critères de sélection que le groupe expérimental à l'exception des critères d'allergie et de la clause de famille d'accueil de la Fondation Mira. Une fois que l’enfant et sa famille sont sélectionnés par l’équipe de recherche, les parents  assisteront, dans un premier temps, à une journée d'information sur les méthodes de prélèvement du cortisol dans la salive (l'hormone associée au stress) et sur l'utilisation des questionnaires d'observation pour établir les différents niveaux de base.

Dans un deuxième temps (trois semaines plus tard), l'un des parents de chaque famille du groupe expérimental reviendra sur le site de la Fondation Mira pour recevoir une formation d’une durée de cinq jours. Elle consistera à leur apprendre comment interagir efficacement avec le chien qui leur sera confié au cours des douze semaines suivantes. Durant ces trois mois, les parents auront à réaliser des observations systématiques sur les comportements de leur enfant. À la fin de cette période, la famille aura a décidé si elle désire garder le chien à long terme.

Les familles du groupe contrôle auront également à effectuer des prélèvements de salive et des observations sur leur enfant durant une période équivalente à celle du groupe expérimental. À la fin de cette période, tout comme dans le cas des familles du groupe expérimental, elles se verront remettre les résultats du "PDD Behavior Inventory". Il s'agit d'un questionnaire d'évaluation dont les résultats précisent la sévérité du syndrome et indiquent les domaines d'interventions à privilégier pour leurs enfants. Par la suite, si elles le désirent, elles seront placées sur une liste d'attente pour recevoir un chien dans l'éventualité de la création d'un programme d'intervention à cette fin par la Fondation Mira.

La durée totale du projet est donc d'environ quatre mois. Les familles qui désirent participer doivent compléter un formulaire de demande de chien d'assistance sur le site mira.ca aux rubriques : Services et Formulaires. Ce document doit être accompagné d'un rapport diagnostic récent. Pour plus d'information, vous pouvez communiquer avec Robert Viau : Téléphone : (450) 795-3725 poste 272 Courriel : rviau@mira.ca  Source: http://www.mira.ca

11-12-06 25 années d'aide aux personnes ayant des incapacités physiques ou intellectuelles - Programmes d'activités physiques de la Faculté d'éducation physique et sportive de l'UdeS - Sherbrooke, le 30 novembre 2006 - Voilà 25 ans que la Faculté d'éducation physique et sportive (FEPS) de l'Université de Sherbrooke offre des programmes d'entraînement pour des personnes présentant des incapacités physiques ou intellectuelles. Le Groupe de recherche et d'intervention en éducation physique et sportive adaptative (GRIEPSA), qui chapeaute les différents programmes, célèbrera ces années riches en retombées et en succès ce jeudi 30 novembre à 17 h à la Mezzanine verte du Pavillon multifonctionnel de l'UdeS.

Que ce soit des athlètes en fauteuil roulant, des personnes ayant des difficultés motrices, ou encore de jeunes adultes avec déficience intellectuelle, les résultats obtenus grâce aux programmes d'entraînement et d'activités physiques de la FEPS sont étonnants.

Une bénéficiaire du Programme pour personnes avec difficultés motrices est atteinte de sclérose en plaques depuis plus de 30 ans. Elle fait aussi de la fibromyalgie et a combattu un cancer du sein. « J'étais en chaise roulante depuis 20 ans et le médecin m'avait dit qu'il n'y avait rien à faire, raconte-elle. En 2000, j'ai débuté le programme d'activités physiques avec l'Université de Sherbrooke, et après deux ans, je pouvais marcher avec une canne. Je suis aujourd'hui autonome sur plusieurs plans. C'est extraordinaire; le programme a fait de petits miracles avec moi. J'ai même passé la tondeuse cet été, et je commence à faire de la bicyclette à trois roues et à jouer à la pétanque! En plus de la motricité, le programme m'a aussi redonné ma dignité et mon estime de soi », conclut-elle.
Nicolas Roy, qui est né avec une paralysie cérébrale, profite aussi du Programme, et ce depuis qu'il est tout petit. « Je peux marcher pour de courtes distances avec des cannes, je conduis une voiture adaptée et je fais du vélo à mains. Tout cela n'aurait pas été possible si je n'avais pas profité du programme du GRIEPSA », affirme-t-il.

Des athlètes en fauteuil roulant qui se couvrent de gloire C'est en 1981 que le professeur Donald Royer, accompagné de l'entraîneur en chef du Programme paralympique du Canada, Jean Laroche, a mis sur pied le premier programme d'entraînement de la FEPS, qui s'adresse aux athlètes paraplégiques et tétraplégiques. Au fil des années, le centre d'entraînement de l'Université de Sherbrooke a encadré un nombre impressionnant d'athlètes qui ont remporté plusieurs médailles lors de compétitions nationales et internationales, dont André Viger (médaillé d'or aux Jeux paralympiques de Séoul), Diane Roy (double médaillée de bronze aux Jeux paralympiques d'Athènes), et Jacques Martin (médaillé d'or aux Championnats paralympiques des États-Unis). De nombreux pays et organisations internationales font régulièrement appel aux compétences du professeur Royer et de Jean Laroche. Ces derniers ont par exemple contribué à l'établissement du centre d'excellence de Dakar, au Sénégal.

Programme lié à la sclérose en plaques : le plus efficace au monde La FEPS a créé un deuxième programme, celui de revalidation motrice, en 1981 également. La revalidation motrice fait appel à une approche dynamique centrée sur la personne, qui a été développée au laboratoire de motricité humaine du professeur Jacques Vanden-Abeele. Cette approche se concrétise par l'entraînement neuromoteur dynamique de la personne, qui deviendra plus tard « l'éducation physique et sportive adaptative ».
Offert tout d'abord aux personnes ayant des difficultés motrices dues à des maladies non progressives, le programme de revalidation motrice s'est transféré en 1992 aux personnes atteintes de sclérose en plaques. La programmation offerte à l'Université est, selon le professeur Vanden-Abeele, la plus efficace au monde dans le domaine des activités physiques orientées vers cette clientèle, ce qui lui a valu la réputation de leader mondial. « Nous avons été les premiers au monde à inverser la courbe des performances motrices des personnes aux prises avec la sclérose en plaques, cette maladie étant généralement associée à une détérioration irrémédiable de la motricité », affirme-t-il. Son approche, suivie par une vingtaine de sections locales de la Division du Québec de la Société canadienne de la sclérose en plaques, suscite beaucoup d'intérêt à l'étranger. De nombreux professionnels et étudiants d'Europe viennent s'informer sur les méthodes employées. Ce même programme s'est élargi en 2003 pour devenir le Programme d'éducation physique et sportive adaptative pour personnes avec difficultés motrices, regroupant des gens avec des maladies progressives et non progressives.

Des activités quotidiennes pour les jeunes adultes avec déficience intellectuelle En 1995, une collaboration exceptionnelle est née entre le professeur Georges-B. Lemieux, un regroupement de parents de jeunes adultes ayant une déficience intellectuelle sévère ou profonde (groupe Touratelier) et le Centre Notre-Dame de l'Enfant de Sherbrooke (CNDE). Tous ces gens se sont réunis pour remédier au manque de service adapté aux besoins de cette clientèle particulière, qui termine sa scolarisation à l'École Le Touret à 21 ans. La FEPS a donc développé un programme d'éducation physique visant à assurer la continuité du développement moteur et de la condition physique de ces jeunes adultes. Le programme est complémentaire aux activités de réadaptation offertes par le CNDE.

11-12-06 Le Canada souligne la Journée internationale des personnes handicapées OTTAWA (ONTARIO), le 4 décembre 2006 - L'honorable Diane Finley, ministre des Ressources humaines et du Développement social, a souligné aujourd'hui la Journée internationale des personnes handicapées.

En 1992, les Nations Unies ont annoncé que le 3 décembre de chaque année serait désigné Journée internationale des personnes handicapées afin de contribuer à centrer l'attention sur les enjeux touchant les personnes handicapées et sur leur apport aux sociétés dont elles font partie.

« Cette journée nous donne l'occasion de reconnaître les importantes contributions des personnes handicapées à notre société, a affirmé la ministre Finley. Le gouvernement du Canada est déterminé à assurer la pleine participation et l'intégration des personnes handicapées à tous les aspects de la vie. »

La ministre Finley a souligné la Journée internationale des personnes handicapées par la diffusion du quatrième rapport fédéral sur les personnes handicapées intitulé Vers l'intégration des personnes handicapées 2006. Le rapport fait état des activités, des résultats et des dépenses de plus de 50 initiatives et programmes fédéraux qui répondent aux besoins des personnes handicapées au Canada.

« Je suis heureuse de diffuser ce rapport qui rend compte des investissements du gouvernement fédéral en matière de soutien aux personnes handicapées du Canada, a déclaré la ministre Finley. Ce rapport aidera toute la population du pays à comprendre les enjeux auxquels sont confrontées les personnes handicapées ainsi qu'à connaître les programmes et services que le gouvernement du Canada offre à ces personnes pour appuyer leur pleine participation à la société canadienne », a ajouté la ministre.

Le nouveau gouvernement du Canada avance dans ses efforts pour améliorer le soutien financier et les ressources disponibles pour les personnes handicapées, notamment par les moyens suivants :

Le gouvernement du Canada a également publié un guide intitulé Services pour les personnes handicapées, un guide complet et convivial qui comprend des renseignements sur les programmes et services qu'il offre aux personnes handicapées, à leurs familles et à leurs aidants naturels. Ce guide est présenté dans un grand format pour en faciliter la lecture. On peut le consulter en direct (servicecanada.gc.ca) ou l'obtenir en d'autres formats.

Pour obtenir un exemplaire de ce guide ou pour en savoir plus sur les programmes et services offerts aux personnes handicapées, composez le 1-800-O-Canada ou visitez le www.canada.gc.ca.

Vous trouverez un lien vous donnant accès au rapport Vers l'intégration des personnes handicapées 2006 sur le site de Ressources humaines et Développement social Canada, au www.rhdsc.gc.ca.

11-12-06 Création d'un réseau communautaire facilitant l'utilisation de la Bibliothèque Numérique d'INCA L'Institut National Canadien pour les Aveugles est à la recherche de candidats pour participer à un projet de recherche.

Ce projet, d’une durée de trois ans, comprenant deux volets : Biblio - Apprentissage et Biblio - Découverte, offre différentes activités dont des formations et suggestions de lecture, et ce, dans le but de faciliter et diversifier l’accès à l’information pour les personnes vivant avec une perte de vision.

Si vous avez un ordinateur muni d’une connexion Internet, et que vous êtes dûment inscrit à la Bibliothèque Numérique d’INCA, vous êtes alors le candidat idéal !

Pour participer à la prochaine session, débutant le 5 janvier 2007, nous vous invitons à communiquer avec nous, avant le 18 décembre, en composant le : (514) 934-4622 ou le : 1-800-465-4622 poste 233. Nous serons heureux de vous donner plus de détails sur le projet et sur les formations offertes dans le cadre de celui-ci.

10-12-06 Dans le numéro de l'automne de L'intégration : La démarche d'actualisation d'À part... égale Drummondville, le 6 décembre 2006 – L'intégration présente dans sa dernière édition un aperçu du contenu de certains documents qui ont été présentés lors du Forum national À parts égales, levons les obstacles, tenu en septembre dernier. Ce forum avait pour but de lancer publiquement la démarche visant à actualiser la politique d'ensemble À part... égale rendue publique en 1984.

Ce numéro fait un tour d'horizon des diverses étapes de la démarche d'actualisation devant mener au dépôt, en décembre 2007, d'une proposition de politique gouvernementale pour la participation sociale des personnes handicapées. Il explore également les contenus qui sont présentement soumis à une consultation tant nationale que régionale des différents partenaires impliqués dans cette démarche.

Valeurs, principes et orientations

Les valeurs et les principes soutiennent les orientations de la politique. L'article à ce sujet permet de mieux comprendre ces notions et de saisir leur interrelation. Il démontre l'importance de déterminer les valeurs fondamentales liées aux orientations, valeurs auxquelles adhère toute la société québécoise, afin d'orienter l'action en faveur d'une pleine participation sociale des personnes handicapées et de leur famille.

Inclusion ou intégration ?

Dans cet article, on explique pourquoi le terme « intégration » a été retenu dans la Loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale. Par ailleurs, la notion d'inclusion demeure très intéressante en termes d'approches. Ainsi, on fait la distinction entre les approches dites adaptatives et celles dites inclusives. Ces dernières doivent être privilégiées, car elles permettent de prévoir un environnement physique et social qui prend en considération les caractéristiques du plus grand nombre possible de personnes.

Plans d'action

Un premier bilan a été fait à la suite du premier exercice de production des plans d'action annuels réalisé par les ministères et organismes publics ayant plus de 50 employés et par les municipalités de plus de 15 000 habitants. Ces plans d'action visent à réduire les obstacles à l'intégration des personnes handicapées dans leur domaine respectif. Ce bilan est plutôt positif dans l'ensemble bien que certaines lacunes y ont été mises en lumière. On y trouve également des exemples de mesures prises par les acteurs publics concernés. À lire !

En plus

Vous trouverez dans cette édition : des informations concernant la publication d'un nouveau guide touristique ; des détails au sujet du Programme d'aide financière aux études qui est aussi destiné aux étudiants handicapés ; des nouvelles variées sous la rubrique Coup d'œil. 

L'Office des personnes handicapées du Québec 

Dans le but de favoriser l'intégration scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées, l'Office a pour mandat général de veiller à la coordination des actions relatives à l'élaboration et à la prestation des services qui leur sont destinés ainsi qu'à leur famille. L'Office les informe, les conseille, les assiste et fait des représentations en leur faveur, tant sur une base individuelle que collective.

Communication adaptée

Ce communiqué est disponible en médias adaptés. Pour l'obtenir, composez le 1 800 567-1465 ou le 1 800 567-1477 par téléscripteur, ou encore par courriel à communications@ophq.gouv.qc.ca .

10-12-06 Une démarche de consultation régionale Saint-Jean-sur-Richelieu, le 1er décembre 2006 – L'Office des personnes handicapées du Québec a présenté aujourd'hui le comité de travail qui va mener la démarche de consultation dans la région de la Montérégie. Cet événement s'inscrit dans la démarche d'actualisation de la politique d'ensemble À part... égale, qui doit conduire à une proposition de politique. Cette proposition sera déposée à la ministre Mme Margaret F. Delisle en décembre 2007.

Sous le thème À parts égales, levons les obstacles, l'activité régionale tenue aujourd'hui a permis de lancer en région des travaux réalisés par l'Office. En effet, l'Office a reçu, en décembre 2004, le mandat d'actualiser la politique d'ensemble À part... égale publiée en 1984, en concertation avec l'ensemble des partenaires concernés. Il faut se souvenir que ce document a guidé les principales actions gouvernementales envers les personnes handicapées et leur famille et qu'il demeure encore aujourd'hui un référent important.

Dans chacune des régions du Québec, des activités de consultation sont organisées pour permettre aux personnes et aux organismes de discuter des valeurs, principes et orientations qui devraient se retrouver dans la politique de même que pour identifier les obstacles à la participation sociale des personnes handicapées qui devraient être pris en compte dans la proposition de politique À parts égales, levons les obstacles.

La démarche amorcée à l'automne 2005 mènera au dépôt d'une proposition de politique en décembre 2007 à la ministre responsable de l'application de la Loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale.

Objectifs et mandats du comité régional d'actualisation
L'Office mènera les travaux en concertation avec ses partenaires régionaux. La démarche vise à informer, à familiariser et à consulter les acteurs régionaux sur l'élaboration de la proposition de politique À parts égales, levons les obstacles. Pour soutenir cette démarche, un comité régional d'actualisation est mis en place.

Le comité régional de la Montérégie est fort de toutes ses expériences réunies. La concertation est un gage de succès pour la mobilisation et la responsabilisation de tous face à l'intégration sociale des personnes handicapées.

L'Office
Dans le but de favoriser l'intégration scolaire, professionnelle et sociale des personnes handicapées, l'Office a pour mandat général de veiller à la coordination des actions relatives à l'élaboration et à la prestation des services qui leur sont destinés ainsi qu'à leur famille. L'Office les informe, les conseille, les assiste et fait des représentations en leur faveur, tant sur une base individuelle que collective.

Communication adaptée
Ce communiqué est disponible en médias adaptés. Pour l'obtenir, composez le 1 800 567-1465 ou le 1 800 567-1477 par téléscripteur, ou encore par courriel à communications@ophq.gouv.qc.ca .

Source : Direction du secrétariat général, du service juridique et des communications

Pour renseignements :  Michel Morel 819 475-8585

Vous pouvez également joindre la Direction de l'intervention collective régionale de l'Ouest : Raymond Couture 450-928-7649

10-12-06 L’Alliance Québécoise des Regroupements régionaux pour l’Intégration des Personnes Handicapées (AQRIPH) rend public son cahier de revendications  Québec, le 3 décembre 2006. - L’Alliance Québécoise des Regroupements régionaux pour l’Intégration des Personnes Handicapées (AQRIPH) est heureuse de rendre public son cahier de revendications en cette Journée internationale des personnes handicapées

 Intitulé Ensemble, pour bâtir l’avenir !, le cahier de revendications rassemble et présente les principes directeurs et les positions qui, pour l’AQRIPH, sont essentiels pour l’atteinte d’une plus grande intégration et d’une participation plus active des personnes handicapées à la société québécoise. Plusieurs dossiers qui touchent les personnes handicapées et leur famille y sont présentés : prévention, éducation, transport, accès aux services, etc.

 Le cahier de revendications s’inspire des revendications traditionnelles de l’AQRIPH mais s’appuie également sur une vaste consultation menée auprès des regroupements régionaux membres. Le cahier se veut donc représentatif des aspirations, des inquiétudes et des besoins des personnes handicapées et de leur famille de toutes les régions du Québec. 

 Au cours des mois et des années à venir, il est à espérer que certaines situations se régleront et que de nouveaux enjeux émergeront. Aussi, le cahier de revendication se veut un outil dynamique appelé à changer pour décrire au mieux les préoccupations des personnes handicapées et de leur famille. Il n’en demeure pas moins que ce cahier montre la direction vers ce qui est central pour une intégration véritable des personnes handicapées et pour faire en sorte que cette intégration soit considérée comme un enjeu collectif de premier plan et donc que nous soyons tous ensemble, pour bâtir l’avenir !

Source : Isabelle Tremblay, directrice générale, (418) 694-0736 Alliance Québécoise des Regroupements régionaux pour l’Intégration des Personnes Handicapées

10-12-06 Un transport adapté embelli qui mène plus loin  Article écrit par Hélène Gingras - CANDIAC - Les usagers du transport en commun adapté grimperont dans deux autobus plus modernes.

En effet, l'organisme du service de transport adapté Rive-Sud Ouest, communément appelé TARSO, a dévoilé deux nouveaux véhicules, mercredi. Ces autobus permettent de moderniser la flotte qui totalise cinq engins. Trois compagnies de taxi desservent également le territoire.

"Trois de nos autobus roulent à temps plein et il est prévu qu'un quatrième fera de même en janvier, explique la directrice de l'organisme, Julie Monette. Les usagers sont plus nombreux et sortent plus."

Fondé en 1984, TARSO a pour mission d'offrir du transport adapté aux résidants de Candiac, Delson, La Prairie, Sainte-Catherine, Saint-Consant, Saint-Philippe et Saint-Mathieu. La clientèle est constituée de personnes à mobilité réduite qui ne peuvent utiliser le transport en commun régulier : handicapés physiques ou intellectuels, aveugles, gens en fauteuil roulant, etc. Une rampe d'accès leur facilite l'embarquement en plus d'un escalier traditionnel.

"Beaucoup de chemin a été parcouru en matière de transport adapté depuis 22 ans. De nombreux défis ont été relevés par la corporation TARSO", a dit le président de l'organisme, Michel Béland, aussi conseiller municipal à Sainte-Catherine. En plus de dévoiler les nouvelles acquisitions, il a montré que l'organisme s'est refait une beauté : nouveau logo et couleurs ainsi que des uniformes pour les chauffeurs.

Figure de pionnier

Plus de 250 personnes utilisent actuellement les services de TARSO pour un total de 37 000 déplacements anticipés en 2006. Les gens prennent le transport adapté pour aller à l'école, au travail ou pour leurs loisirs (aller magasiner ou jouer aux quilles, faire du sport, etc.)

À la différence du transport en commun régulier, les bénéficiaires sont cueillis devant leur porte à cause de leur mobilité réduite. Ils doivent réserver par téléphone au préalable. Ils peuvent se déplacer à l'intérieur d'une même ville ou d'une autre de la région. En janvier, l'Agence métropolitaine de transport a permis d'élargir le périmètre desservi. Effectivement, des ententes ont été prises avec d'autres sociétés de transport pour que les usagers puissent se rendre à Montréal, Laval et Longueuil, mais aussi dans les villes des couronnes nord et sud.

"Nos municipalités sont fières d'offrir ce service à l'ensemble de la population à mobilité réduite", a affirmé M. Béland, en saluant la volonté politique municipale conjuguée à celle du milieu.

En décembre 2005, le gouvernement du Québec a obligé toutes les municipalités a offrir ce genre de service à cette clientèle. Or, la région bénéficie de TARSO depuis 22 ans. Fiers, les maires André J. Côté (Candiac) et Jocelyne Bates (Sainte-Catherine) ont espéré que l'organisme conservera son indépendance sans être englobé dans une gestion "supramétropolitaine" qui alourdirait son fonctionnement sans lui donner de valeur ajoutée.

Mode de financement

TARSO est financé à 65 % par le ministère des Transports qui a octroyé 326 000 $ en 2006. Les sept municipalités de la région appuient également le transport adapté à 20 %. Leur contribution pour 2006 totalise 100 000 $. Le reste, 15 %, est financé par les utilisateurs du service. Par exemple, se déplacer d'une ville à une autre dans la région coûte 2 $ tandis que se rendre à Laval coûte 8 $. Des titres de transport à l'unité et au carnet sont disponibles.

Pour contacter TARSO, il suffit de composer le 450-444-2555.

10-12-06  La vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) n'a aucune incidence sur l'autisme, selon une étude canadienne publiée mercredi dans le journal scientifique Pediatrics.

L'étude de chercheurs montréalais du Centre universitaire de santé McGill, réalisée auprès de 28 000 enfants québécois, invalide l'hypothèse d'un article paru en 1998 dans l'hebdomadaire médical britannique The Lancet qui suggérait une relation entre le vaccin ROR et les risques de développer une forme d'autisme.

«Il n'y a aucune relation entre l'autisme et le niveau d'exposition au vaccin ROR ou aux vaccins contenant du thimérosal», a déclaré le Dr Eric Fombonne, directeur du centre de pédopsychiatrie de l'Hôpital de Montréal pour enfants, affilié à l'Université McGill.

Le thimérosal est un agent de conservation à base de mercure entrant dans la composition de certains vaccins administrés à des adultes, mais souvent banni des vaccins pour les nourrissons.

Avant son retrait complet des préparations vaccinales en 1996 au Québec, le thimérosal était utilisé dans la production de divers vaccins pour prévenir la contamination bactérienne et fongique. L'incidence de l'autisme a été plus élevée chez les enfants vaccinés après le retrait du thimérosal dans les vaccins.

L'étude britannique avait suscité une vive polémique au Royaume-Uni à la fin des années 90. La crainte d'un lien potentiel entre la vaccination ROR et l'autisme a poussé certains parents à refuser d'immuniser leurs enfants contre des maladies infantiles dangereuses, ce qui a entraîné la résurgence de la rougeole et causé la mort de plusieurs jeunes enfants en Europe.

«Nous espérons que notre étude dissipera définitivement l'idée répandue d'un lien entre la vaccination et les troubles du développement tels que l'autisme», a ajouté M. Fombonne.

Ce dernier attribue l'augmentation du taux d'autisme chez les enfants à une définition «plus large» de ce syndrome et à une «sensibilisation accrue» des parents qui hésitent moins à consulter les services de santé.

Le Dr Fombonne espère que l'étude dissipera définitivement l'idée répandue d'un lien entre la vaccination et les troubles du développement tels que l'autisme.

Source: Presse canadienne et AFP Juillet 2006

10-12-06 L’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire lance un programme de bourses et de prix Le soutien financer de BMO Marché des capitaux permet la mise sur pied de ce programme novateur OTTAWA, 27 novembre 2006 – L’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire (NEADS) compte parmi les quatre récipiendaires canadiens d’un don en vertu du programme annuel Action-ÉducationMD de BMO Marchés des capitaux. NEADS a maintenant le plaisir d’annoncer le lancement de son programme de bourses et de prix Action-Éducation, à l’intention des groupes qui œuvrent sur les campus afin d’aider les étudiants handicapés.

« Grâce à un don de 212 500 dollars reçu de BMO Marché des capitaux, NEADS est fière d’introduire son nouveau programme de bourses et de prix Action-Éducation », affirme Julia Munk, consultante du projet à l’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire. « En offrant un financement aux groupes œuvrant sur les campus et aux étudiants postsecondaires admissibles, le programme est conçu pour proposer de nouveaux débouchés équitables aux étudiants handicapés au niveau postsecondaire. »

Selon Madame Munk, « pour les étudiants handicapés, le fardeau financier qui s’ajoute aux frais de scolarité et de subsistance constitue l’un des grands obstacles auxquels sont confrontés les étudiants handicapés qui cherchent à faire des études postsecondaires. Souvent, l’hébergement adapté aux besoins des personnes handicapées en milieu scolaire coûte cher, et les étudiants qui n’ont pas droit aux prêts gouvernementaux se heurtent sans cesse aux barrières systématiques au financement. »

« Une solution qui s’offre aux étudiants handicapés consiste à profiter des bourses pour personnes handicapées, mais pour l’instant ces dernières sont offertes en nombre restreint, et souvent elles portent sur une déficience précise », d’ajouter Madame Munk. « Par souci d’inclusivité, le nouveau programme de NEADS proposera des bourses sans égard au type de déficience. Ainsi, l’accent sera mis sur la personne plutôt que sur son handicap. »

En tant qu’organisme national de défense des droits des personnes handicapées, NEADS se voue à soutenir les initiatives de développement communautaire sur les campus de tout le pays. Ce don est le premier du genre au Canada. Par le biais du programme pour groupes œuvrant sur les campus, NEADS proposera une aide aux groupes et aux comités établis sur les campus.

Pour de plus amples renseignements sur le programme de bourses et de prix ou pour obtenir des formulaires de demande, prière de consulter le site Web de NEADS, à l’adresse www.neads.ca.

L’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire lance un programme de bourses et de prix

À propos du programme Action-Éducation

Action-Éducation est un programme de bienfaisance lancé par BMO Marché des capitaux en 2005, qui vise à appliquer concrètement le principe voulant que l’éducation contribue à une vie meilleure. Les fonds recueillis par Action-Éducation sont donnés à des organismes de bienfaisance dont la mission consiste notamment à favoriser l’accès à l’éducation et à la formation, au profit de candidats brillants et méritants qui autrement n’auraient peut-être pas cette chance. Jusqu’à présent, le programme Action-Éducation a recueilli 3,2 millions de dollars.

Contact: Julia Munk, Project Consultant, Equity Through Education: Phase II

10-12-06 Le Canada gagne six médailles aux championnats du monde pour les nageurs ayant un handicap DURBAN, Afrique du Sud (Natation Canada) - Stephanie Dixon, de Victoria, et Valérie Grand'Maison, de Montréal, ont remporté leur sixième médaille chacune aux championnats du monde pour les nageurs ayant un handicap, mercredi, en terminant deuxième de leur course respective.

Les Canadiens ont monté sur le podium six fois mecredi pour porter leur total de médailles à 26 après cinq jours de compétition, avec huit d'or, neuf d'argent et neuf de bronze.

Au 400 m libre féminin dans la catégorie S9, Dixon a remporté la médaille d'argent en 4:45,21, tandis que Darda Geiger, de London, en Ontario, a battu son record personnel par sept secondes pour gagner celle de bronze en 4:53,53, sa deuxième médaille de la compétition. Brittany Gray, de Barrie, en Ontario, a terminé cinquième.

«Je me suis entraînée très fort pour battre cette barrière des cinq minutes, donc je suis enchantée, a dit Geiger. Tous mes temps de passage ont été très égaux et j'ai eu de solides virages et une solide fin. J'ai gagné mes deux toutes premières médailles internationales à ces championnats, donc j'ai définitivement accompli un pas de géant dans ma carrière de nageuse.»

Grand'Maison a perdu une chaude lutte pour la médaille d'or au 50 m libre féminin pour la déficience visuelle en 27,92 secondes. Chelsey Gotell, d'Hamilton, a terminé troisième en 28,58 et Kirby Côté, de Winnipeg, cinquième en 29,02.

Andrea Cole, de Thunder Bay, en Ontario, qui s'entraîne présentement à London, en Ontario, a remporté la médaille de bronze au 400 m libre féminin S8, en approchant son record personnel en 5:36,61. Benoît Huot, de Montréal, a remporté l'autre médaille de bronze du Canada en se classant troisième du 400 m libre S10. Il s'agit de la cinquième médaille d'Huot dans la compétition.

«Je n'ai pas eu une bonne course préliminaire ce matin, donc j'étais déterminée à revenir fort dans la finale, a dit Cole. C'est bon d'attaquer la course dès le départ. Je suis partie aussi vite que je le pouvais puis j'ai essayé de résister. Mais j'ai appris ici, cette semaine, que mes adversaires sont devenues vraiment rapides. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles je dois travailler quand je reviendrai à la maison.»

Dans les autres finales féminines, Laura Jensen, de Fort St. John, en C.-B., a terminé cinquième du 200 m QNI S7 et Anne Polinario, de Montréal, sixième du 400 m libre S10.

Adam Purdy, de London, a terminé septième du 200 m QNI masculin S7.

La compétition se poursuivra jusqu'à vendredi Source: Comité Paralympique

10-12-06 Le Département des lettres et communications de l'université de Sherbrooke obtiendra bientôt le tout premier brevet de son histoire Le concept, nommé avaglyphe, corrigera certains des problèmes que rencontrent actuellement les animations virtuelles en langage des signes. Grâce à l'avaglyphe, les personnes sourdes auront enfin accès à des messages clairs et faciles à comprendre. Cet outil, destiné à la l'interprétation en langues signées, est né de l'expertise du professeur Denis Belisle et de Joanne Deschênes, une étudiante à la maîtrise en études françaises et interprète en langue des signes québécoise.

Aider les personnes sourdes à mieux communiquer Article écrit par GABRIELLE GRANGER

Selon ses créateurs, l'avaglyphe permettra d'offrir à la communauté sourde un accès inégalé à l'information. Pour créer ce signeur nouveau genre, Denis Belisle et Joanne Deschênes ont développé une méthode de tournage en fluorescence où seulement certains éléments sont visibles : les mains, les sourcils, la limite inférieure des yeux, la bouche et les avant-bras, en dégradé. En cette phase de développement, c'est Joanne Deschênes qui joue le rôle du signeur. Avant chaque séance de tournage, elle place des points phosphorescents à des endroits bien précis sur son visage. Elle enfile aussi un chandail noir et des gants fluorescents. Sur les vidéos produites de cette façon, on observe donc des points et des éléments lumineux d'une silhouette qui se meuvent sur fond noir.

Le résultat est clair et surprenant et il dépasse en qualité les animations actuellement développées en langage des signes. «En effet, bien que les concepteurs manifestent le souci de réalisme, les mouvements de leurs signeurs manquent de fluidité et d'authenticité, affirme Denis Belisle. Pour les sourds, ces signeurs provoquent une impression inconfortable lorsqu'ils les regardent, et pour comprendre le message, ils doivent faire un effort soutenu pour ignorer certains aspects de l'animation, comme le décor, le chandail et les caractéristiques physiques du signeur.»

Les deux chercheurs se sont basés sur ces commentaires pour développer leur signeur : «Nous avons mené plusieurs expérimentations pour établir les éléments superflus qui risquaient de nuire à la communication. Nous avons donc gardé le minimum nécessaire à la compréhension du message, explique le professeur Belisle. Un des avantages de notre signeur est qu'il n'est ni homme ni femme, ni jeune ni vieux. Le véhicule de message reste donc neutre.»

Accueil chaleureux de la communauté sourde

L'été dernier, Joanne Deschênes et Denis Belisle ont testé leur signeur auprès des sourds. «Pour eux, les signes étaient clairs, reposants à regarder et faciles à comprendre, révèle Denis Belisle. Les observateurs affirmaient que le signeur était tellement épuré qu'ils arrivaient facilement à se concentrer sur ce qui est important, évocateur.»

Les recherches de Denis Belisle et Joanne Deschênes tombent à point. «La majorité des sourds sont des analphabètes fonctionnels. Quand ils sont jeunes enfants, les sourds sont exposés à la langue des signes et cela façonne leurs habiletés cognitives d'une manière particulière, explique le professeur. Il s'agit d'une langue spatiale et non linéaire comme celle des entendants. Pour eux, apprendre notre syntaxe et notre grammaire s'avère ardu. C'est encore plus difficile que d'apprendre une seconde langue.» L'avaglyphe pourrait donc répondre aux besoins communicationnels des personnes sourdes. Il leur donnerait accès à des sources d'information comme des dictionnaires, des lexiques, des balados (podcasts), etc.

De grandes ambitions pour une jeune entreprise

Avec leur concept de signeur, les deux collaborateurs ont démarré l'entreprise Semetex Communications, avec laquelle l'Université est en voie de conclure une entente pour l'exploitation de cette nouvelle technologie qui permettra d'offrir des services d'interprétation en langue des signes. Une fois les preuves faites au Québec, les deux collaborateurs ont aussi l'intention de percer les marchés canadien anglophone et américain en faisant appel à des interprètes en American Sign Language. «Nous comptons engager des sourds chaque fois que cela sera possible, ajoute Denis Belisle. C'est très important qu'ils se sentent engagés dans le fonctionnement même de l'entreprise. C'est pour nous un gage de succès.»

L'avaglyphe pourrait également jouer un rôle important dans les communications entre l'État et les citoyens sourds. En effet, dès le 17 décembre, les gouvernementsImage du langage signé par avaglyphe provinciaux et fédéraux devront déposer un plan d'action afin de rendre leur documentation disponible en langage des signes. L'avaglyphe pourrait donc trouver dans cette opportunité sa première application pratique.

Dynamiser les activités de recherche

Denis Bélisle et Joanne Deschênes proposent, par ce premier brevet, une nouvelle façon d'aborder les sciences humaines. «Breveter des idées, des concepts, c'est une nouveauté ici au Département, explique le professeur. Il faut voir cela comme une manière de dynamiser nos activités de recherche. Notre avaglyphe s'inscrit pleinement dans le mandat de recherche et d'enseignement du Département des lettres et communications : il touche à la fois aux communications, au langage et au multimédia.»

À la Faculté des lettres et sciences humaines, les deux collaborateurs ont bénéficié du soutien de plusieurs personnes qui croyaient en l'innovation. «Notre projet a pris un envol sensationnel grâce au support des gens autour de nous, comme Thérèse Audet, vice-doyenne aux études supérieures et à la recherche, souligne le professeur. Nous avons grandement apprécié son appui lors des activités de recherche qui ont constitué un jalon capital dans le trajet ayant mené au dépôt de la demande de brevet concernant l'avaglyphe.»

10-12-06 Revenu Canada offre un nouveau service de médias substituts pour les personnes ayant une déficience visuelle Les Canadiens ayant une déficience visuelle peuvent dorénavant demander à recevoir toute leur correspondance personnalisée de l’Agence du revenu du Canada (ARC) dans le média substitut de leur choix tel que le braille, les gros caractères, le texte électronique (disquette ou CD), le format MP3 ou l’audiocassette.

Ce service répond aux préoccupations relatives à la protection des renseignements personnels soulevées par la Commission canadienne des droits de la personne et permet aux personnes vivant avec une limitation visuelle d’avoir dorénavant directement accès aux renseignements les concernant, sans devoir faire appel à un tiers.

10-12-06 Curateur public: Comité de protection et de représentation

Mandat

Institué en vertu de la Loi sur le curateur public (art. 17.1), le Comité de protection et de représentation des personnes inaptes ou protégées a pour mandat général de conseiller le Curateur public en matière de protection et de représentation des personnes inaptes ou protégées.

Composition

Le Comité de protection et de représentation des personnes inaptes ou protégées est formé de six personnes nommées par le ministre responsable du Curateur public pour un mandat d'au plus trois ans, renouvelable. Ses membres actuels sont : Image des représentants du comité du curateur public

Ces personnes sont connues dans leurs milieux respectifs pour leur engagement auprès des personnes inaptes ou protégées. Elles représentent également la diversité de la clientèle du Curateur public.

Fonctionnement

Le Comité de protection et de représentation des personnes inaptes ou protégées se réunit cinq (5) fois par année ou selon les besoins, conformément aux règles de fonctionnement qu'il a adoptées. Ces règles précisent entre autres que le quorum requis pour la tenue des réunions est de quatre membres.

Elles établissent également que la présidence du Comité est assumée par un membre désigné par ses collègues. De plus, les membres du Comité nomment parmi eux un vice-président pouvant agir en l'absence du président. Le secrétariat du Comité est assumé par le Curateur public du Québec.

10-12-06 Mémoire du regroupement des aveugles et amblyopes du Québec (RAAQ) présenté au ministère de la santé et des services sociaux PROJET DE POLITIQUE D'ACCÈS AUX SERVICES ET À L'INFORMATION GOUVERNEMENTALE POUR LES PERSONNES HANDICAPÉES - 2 NOVEMBRE 2006

INTRODUCTION

Les personnes aveugles et amblyopes ont créé le RAAQ en 1975 afin de rassembler non-voyants et malvoyants en un regroupement représentatif de l'ensemble des personnes handicapées visuelles du Québec dans le but d'affirmer, de promouvoir et de défendre leurs droits et intérêts, à travers un fonctionnement démocratique, dans toutes les sphères de la vie courante. Le RAAQ s'est rapidement fait reconnaître par le gouvernement du Québec comme le plus important organisme de promotion en déficience visuelle.

LE RAAQ POURSUIT LES TROIS OBJECTIFS SUIVANTS :

Favoriser l'intégration à part entière de toutes les personnes aveugles et amblyopes du Québec dans les différents domaines de l'activité humaine.
Promouvoir l'élaboration et l'implantation d'une pensée propre aux personnes aveugles et amblyopes sur la nature de leur handicap et leur condition de vie.
Défendre les droits et promouvoir les intérêts des personnes aveugles et amblyopes du Québec.
Le RAAQ regroupe présentement douze (12) associations régionales réparties à travers la province. Le RAAQ consulte régulièrement sa base notamment au moyen d'une dizaine de comités internes, dont un sur l'accès à l'information. Il est également membre de nombreux comités externes et collabore avec une trentaine de partenaires en déficience visuelle et ce, dans tous les domaines de l'activité sociale, culturelle, économique, environnementale et politique.

Le RAAQ est membre de la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) et ses organismes affiliés sont également membres des regroupements régionaux. Le RAAQ joue un rôle de premier plan auprès de ses partenaires en matière d'emploi, d'accès à l'information, de transport, de santé et services sociaux et d'accessibilité.

Pour l'année en cours, notre organisme s'est fixé 4 priorités, parmi celles-ci figure le dossier concernant l'accès à l'information. À ce sujet, un point spécifique traitant exclusivement de l'accès aux services et à l'information gouvernementale s'y retrouve. Les difficultés rencontrées depuis plusieurs années lors de demandes d'accès aux services ou à l'information gouvernementale sont nombreuses. Les obstacles majeurs auxquels se butent les personnes vivant avec une déficience visuelle sont : les refus quant à l'obtention de documents en médias substituts, la qualité des retranscriptions, les refus de transcrire l'intégralité d'un document en médias substituts (on propose régulièrement des synthèses de document), les délais d'attente pour la réception des documents en médias substituts, le manque d'accompagnement pour aider les personnes à cheminer dans différents services offerts au public, le prolongement des délais d'attente dû aux manques d'assistance pour compléter différents formulaires ou documents administratifs, les difficultés d'accès aux sites Internet gouvernementaux et la méconnaissance de la déficience visuelle par le personnel affecté aux services à la clientèle.

La politique d'accès aux services et à l'information gouvernementale pour les personnes handicapées s'avère donc essentielle afin d'assurer une qualité de services identique pour tous les citoyens et citoyennes du Québec. Malheureusement, après consultation du projet de politique qui nous a été transmis les éléments proposés demeurent insuffisants ou trop discrétionnaires pour répondre aux besoins des personnes que le RAAQ représente.

En présentant ce mémoire, le RAAQ réaffirme son ultime objectif, qui est l'amélioration de l'accès aux services et à l'information gouvernementale des personnes qu'il représente. Selon nous, l'introduction d'une telle politique se doit de répondre aux besoins réels des personnes vivant avec une limitation visuelle et permettre d'éliminer les obstacles auxquels elles se confrontent quotidiennement.

Ceci dit, notre mémoire vient appuyer la position de la COPHAN et introduire certains aspects qui préoccupent plus spécifiquement les personnes vivant avec une limitation visuelle. Nous vous ferons part également de notre position quant au but et aux fondements de la politique.

INTRODUCTION DE LA POLITIQUE

Nous ne pouvons qu'applaudir la mise en place d'une politique visant à rendre accessible les services et l'information gouvernementale aux personnes handicapées. Par contre, le contexte dans lequel on l'introduit est questionnable, et ce plus spécifiquement au regard de tout le processus consultatif.

Le RAAQ tient à déplorer le processus consultatif entourant l'introduction de cette politique, et ce à plusieurs égards. Premièrement, le gouvernement était informé qu'il devait « Établir, au plus tard le 17 décembre 2006 et après consultation de l'Office, une politique visant à ce que les ministères et organismes publics se dotent de mesures d'accommodement raisonnables permettant aux personnes handicapées d'avoir accès aux documents, quelle que soit leur forme, et aux services offerts au public », et ce depuis le 16 décembre 2004. Pourquoi avoir attendu à la dernière minute pour déposer en consultation un tel projet de politique ?

De plus, la consultation auprès du milieu des personnes ayant des limitations fonctionnelles aurait dû se faire préalablement à l'écriture du projet de politique et via l'actualisation de la politique d'ensemble À part… égale. Les travaux en lien avec cette révision auraient été une plate-forme intéressante pour établir les concepts et obligations qui devraient faire partie intégrante d'une politique d'accès aux services et à l'information gouvernementale. Cette procédure aurait permis d'éviter de refaire deux fois la même démarche ou de devoir revoir la politique en fonction des éléments ressortant de cette actualisation. Profiter de cette démarche en cours aurait permis d'identifier les obstacles auxquels font face les personnes vivant avec une déficience visuelle ou autres et ainsi déterminer les éléments permettant de les réduire ou encore mieux de les abolir.

Aussi, la parution de cette politique devrait être soumise à une consultation publique plus large et non pas limitée à ceux qui ont été invités à y réagir.

Enfin, nous trouvons aussi déplorable que cette politique soit sous la responsabilité du ministère de la Santé et des Services sociaux, ce dernier n'ayant aucune responsabilité transversale sur les autres ministères.

Le RAAQ recommande :

Que cette politique soit mise en place via les travaux d'actualisation de la Politique d'ensemble À part…égale ou minimalement suite à une réelle consultation des organismes représentant les personnes ayant des limitations fonctionnelles.
Que cette politique fasse l'objet d'une vaste consultation publique.
Que cette politique soit sous la responsabilité d'un ministère qui a une responsabilité transversale avec les autres ministères, tel que le Ministère du Conseil exécutif ou le ministère des Services gouvernementaux.
Que les avis fournis par les organismes et ministères sur ce projet de politique soient rendus disponibles au grand public

LE BUT DE LA POLITIQUE

Cette politique est établie dans le cadre de l'article 26.5 de la Loi assurant l'exercice des droits des personnes handicapées, en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale, il serait donc important afin de faire un lien avec cette loi de baser cette politique sur la notion du DROIT À L'ÉGALITÉ plutôt que sur un principe d'accès en toute égalité. On devrait aussi y retrouver des moyens permettant d'accéder à ce droit et d'accomplir toutes activités en lien avec la participation citoyenne. Afin que les personnes ayant des limitations visuelles ou toute autre limitation puissent exercer leur droit, il faudrait aussi prévoir de les en informer.

Nous trouvons aussi déplorable que cette politique s'adresse uniquement aux ministères et aux organismes publics au sens de la Loi sur le Vérificateur général. Afin d'assurer une pleine participation citoyenne, il est incontournable que cette politique s'adresse également aux organismes et entreprises du gouvernement, aux municipalités et à tous organismes publics et privés.

Le RAAQ recommande :

Que cette politique reconnaissance le principe du droit à l'égalité plutôt que de recommander l'accès en toute égalité.
Que cette politique présente des mesures et des moyens basés sur le droit à l'égalité et ce, afin que les personnes ayant une limitation visuelle accèdent à une pleine participation citoyenne.
Que cette politique prévoit la diffusion du contenu de cette politique auprès des personnes ayant une déficience visuelle afin de leur faire connaître leurs droits.
Que les organismes et entreprises du gouvernement, les municipalités ainsi que tous autres organismes publics et privés soit soumis aux obligations de cette politique.


LES FONDEMENTS DE CETTE POLITIQUE

Tout comme la COPHAN, nous désirons que cette politique d'accès aux services et à l'information gouvernementale établisse ses fondements sur les 3 principes suivants :

La participation citoyenne,

La connaissance des différentes limitations fonctionnelles des besoins et des différentes manières d'y répondre,

Le cadre juridique existant et à venir.


LES ORIENTATIONS

Le projet de politique sur l'accès aux services et à l'information gouvernementale s'appuie sur deux grandes orientations, soit :

Répondre avec diligence à l'obligation d'accommodement raisonnable en prenant les mesures nécessaires pour que toute personne handicapée qui en fait la demande ait accès, en toute égalité, aux services publics et à l'information gouvernementale ;
Entreprendre une démarche proactive afin de réduire, sinon d'éliminer, les obstacles à l'accès aux services et aux documents publics que rencontrent les personnes handicapées.
Afin d'assurer toute interprétation et permettre aux personnes visées par cette politique d'avoir droit à l'égalité en matière d'accès aux services et à l'information gouvernementale, il faudra modifier les orientations et les substituer par les 2 principes suivants :

L'obligation d'accommodement,

Les normes d'accessibilité universelle.

Ces deux principes doivent être interprétés tels qu'ils sont définis dans le mémoire de la COPHAN.

L'OBLIGATION D'ACCOMMODEMENT

La notion d'obligation d'accommodement doit être reconnue dans cette loi afin d'appliquer le droit à l'égalité en matière d'accès aux services et à l'information gouvernementale. Cette obligation implique que les ministères et organismes devront s'assurer de rendre accessible en média adapté tout le matériel de documentation, l'information et les sites Web et ce, dans les mêmes délais que ceux proposés au public, sans frais associés à l'adaptation et sans réduire la quantité des informations avec l'objectif d'en alléger les coûts.


L'ACCESSIBILITÉ UNIVERSELLE

Toujours en ayant en tête l'application du droit à l'égalité, cette politique doit aussi être balisée par les normes de l'accessibilité universelle. L'accessibilité universelle devra s'appliquer à l'environnement interne et externe des ministères et organismes et s'assurer de répondre aux besoins de tous les types de limitation. Pour les personnes vivant avec une déficience visuelle, il faudra à titre d'exemples, s'assurer de respecter les concepts suivants : un parcours sans obstacle, un affichage et un éclairage répondant aux normes, un marquage adéquat pour les escaliers ou les dénivellations, etc.

L'introduction de ces concepts implique une révision significative du contenu de cette politique, car les conditions ou les principes exposés dans ce document ne permettront pas de réduire ou d'éliminer les obstacles auxquels les personnes vivant avec une déficience visuelle font face. Revenons tout d'abord sur les différentes difficultés rencontrées par les personnes déficientes visuelles qui sont présentées en introduction, soit : les refus quant à l'obtention de documents en médias substituts, la qualité des retranscriptions, les refus de transcrire l'intégralité d'un document en médias substituts (proposition de synthèses de document), les délais d'attente pour la réception des documents en médias substituts, le manque d'accompagnement pour aider les personnes à cheminer dans différents services offerts au public, le prolongement des délais d'attente dû aux manques d'assistance pour compléter différents formulaires ou documents administratifs, les difficultés d'accès aux sites Internet gouvernementaux, et la méconnaissance de la déficience visuelle par le personnel affecté aux services à la clientèle. Cette liste n'est pas exhaustive, mais représente les obstacles les plus souvent énoncés par les personnes que nous représentons afin d'avoir accès aux services et à l'information gouvernementale.

Pour réduire ou abolir ces obstacles, le RAAQ recommande de modifier les énoncés suivants :

Les réponses aux demandes respecteront les principes suivants :

« Les critères d'admissibilité à un service ne sauraient, en aucun cas, conduire à exclure ou tendre à exclure les personnes handicapées, à moins que ces critères ne soient nécessaires pour des raisons de sécurité ou pour le bon fonctionnement du service ; »

Afin de respecter la notion d'obligation d'accommodement, cet énoncé devrait se lire comme suit :

« Les critères d'admissibilité à un service ne sauraient, en aucun cas, conduire à exclure ou tendre à exclure les personnes handicapées, à moins que ces critères ne soient nécessaires pour des raisons de sécurité ; »

« Tout service est offert aux personnes handicapées comme à tous les citoyens, sauf si cette exigence perturbe le bon fonctionnement de l'organisation. Dans le cas contraire, le service est modifié. Toutefois, en aucun cas le ministère ou l'organisme n'est tenu de fournir quelque avantage ou privilège à un citoyen ; »

Cet énoncé devrait se lire comme suit :

« Tout service est offert aux personnes handicapées comme à tous les citoyens. Toutefois, en aucun cas le ministère ou l'organisme n'est tenu de fournir quelque avantage ou privilège à un citoyen ; »

1. POUR ASSURER L'ACCÈS AUX SERVICES PUBLICS

« Le ministère ou l'organisme s'assure que les locaux où sont offerts ses services sont physiquement accessibles aux personnes ayant des incapacités liées à la mobilité. Lorsqu'il n'est pas raisonnablement possible d'assurer l'accessibilité de ses locaux, le ministère ou l'organisme prévoit des moyens alternatifs pour permettre aux personnes handicapées, dans le respect de leur dignité, d'avoir accès à ses services. »

Afin d'assurer un réel accès aux services publics et respecter le principe d'accommodement raisonnable, cet énoncé devrait se lire comme suit :

« Le ministère ou l'organisme s'assure que l'environnement externe (emplacement de l'édifice) et interne de ses locaux où sont offerts ses services sont physiquement accessibles aux personnes ayant des limitations fonctionnelles. Lorsqu'il est impossible en vertu d'une contrainte excessive d'assurer l'accessibilité de ses locaux, le ministère ou l'organisme prévoit des moyens alternatifs pour permettre aux personnes handicapées, dans le respect de leur dignité, d'avoir accès à ses services. »

2. POUR ASSURER L'ACCÈS AUX DOCUMENTS, QUELLE QUE SOIT LEUR FORME (ÉCRITS, GRAPHIQUES, SONORES, VISUELS, INFORMATISÉS OU AUTRES)

« Le ministère ou l'organisme respecte le choix du format adapté demandé par la personne handicapée ou son représentant et honore cette préférence, si la demande n'est pas déraisonnable (contrainte excessive) ; »

Cet énoncé devrait se lire comme suit :

« Le ministère ou l'organisme respecte le choix du format adapté demandé par la personne handicapée ou son représentant et honore cette préférence; »

« Dans l'éventualité où le choix du format adapté désiré ne peut être satisfait, le ministère ou l'organisme tente de fournir le document demandé dans un format qui est accessible, utilisable et qui répond aux besoins de la personne handicapée ; »

Ce paragraphe étant interprétable et contradictoire à celui qui le précède dans ce projet de politique, nous demandons son abolition.

« Dans le cas d'une demande portant sur un très long document ou sur un nombre élevé de documents, le ministère ou l'organisme public concerné peut communiquer avec la personne handicapée ou son représentant afin de convenir d'une solution raisonnable lui permettant d'avoir accès au(x) document(s) dans le format adapté désiré ; »

Cet énoncé devrait lui aussi être aboli.

3. POUR ASSURER UNE BONNE COMMUNICATION DONNANT ACCÈS À UN SERVICE OU À UNE INFORMATION

« Les critères d'admissibilité à un service ne sauraient, en aucun cas, conduire à exclure ou tendre à exclure les personnes handicapées, à moins que ces critères ne soient nécessaires pour des raisons de sécurité ou pour le bon fonctionnement du service ; »

Cet énoncé devrait être modifié par :

« Les critères d'admissibilité à un service ne sauraient, en aucun cas, conduire à exclure ou tendre à exclure les personnes handicapées, à moins que ces critères ne soient nécessaires pour des raisons de sécurité; »

« Tout service est offert aux personnes handicapées comme à tous les citoyens, sauf si cette exigence perturbe le bon fonctionnement de l'organisation. Dans le cas contraire, le service est modifié. Toutefois, en aucun cas le ministère ou l'organisme n'est tenu de fournir quelque avantage ou privilège à un citoyen ; »

Cet énoncé devrait se lire comme suit :

« Tout service est offert aux personnes handicapées comme à tous les citoyens. Toutefois, en aucun cas le ministère ou l'organisme n'est tenu de fournir quelque avantage ou privilège à un citoyen ; »

Nous souhaitons aussi voir ajouter un énoncé signifiant que les documents qui sont demandés en médias substituts doivent être fournis aux demandeurs sans délai, et ce peu importe le média adapté préconisé.

En dernier lieu, l'accessibilité des sites Web est un moyen rapide d'avoir accès à plusieurs informations, malheureusement peu d'importance lui est accordé dans cette politique. Il faudrait voir intégrer à cette politique les standards d'accessibilité au site Web qui seront élaborés par le Ministère des Services gouvernementaux afin qu'ils soient régis par la politique sur l'accès aux services et à l'information gouvernementale. De plus, avant d'être adopté ces standards d'accessibilité devront être soumis à une consultation auprès des organismes du milieu des personnes ayant des limitations fonctionnelles et de façon spécifique auprès des personnes ayant une déficience visuelle.

LA FORMATION DES MINISTÈRES ET ORGANISMES

Le personnel travaillant avec le public devra obtenir des activités de formation permettant à ce dernier de bien répondre aux demandes des personnes vivant avec un handicap ou de bien comprendre les besoins de ces dernières. Les organismes en déficience visuelle ont développé des séances de formation à l'égard des services au public qui répondent réellement aux besoins des personnes qu'ils représentent. Il serait pertinent que ces organismes soient les dispensateurs de ces formations auprès du personnel des ministères et des organismes. Enfin, ces formations devraient prévoir plusieurs volets dont entre autres : la démystification de la déficience visuelle, les techniques de guide et d'accompagnement, les moyens d'adaptation des informations et les médias substituts.

De plus, les séances de formation devront prévoir un volet d'informations sur les différentes ressources humaines, matérielles et techniques mis à leur disposition pour répondre aux besoins des personnes ayant une déficience visuelle ou toute autre limitation fonctionnelle.

LES RECOURS

Tout comme la COPHAN, le RAAQ recommande :

Que les ministères et organismes publics ainsi que les organismes subventionnés ou reconnus par les ministères prévoient que la procédure de plainte soit accessible et disponible. Nous demandons également d'utiliser l'expertise de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et sa procédure de plainte, en cas de discrimination, doit être accessible, disponible et jointe dans les recours possibles.
Il serait également important de prévoir une démarche d'évaluation de la qualité des services d'accès offerts auprès des personnes qui ont fait une demande d'accès ou qui se sont vu refuser une demande d'accès.
De plus, que les ministères et organismes, ainsi que les organismes subventionnés ou reconnus par les ministères, indiquent dans leur déclaration de services aux citoyenNEs qu'ils sont liés par cette politique d'accès aux services et à l'information gouvernementale et soulignent leur respect à la présente politique.

LA MISE EN ŒUVRE DE LA POLITIQUE

Il est inconcevable que la mise en œuvre de cette politique soit dépendante des ressources existantes. Cette phrase vient nier tout le contenu de la politique gouvernementale, d'autant plus qu'aucun moyen de contrôle ou de coercition n'est prévu en cas de manquement à cette politique. Le droit à l'égalité ne se négocie pas et ne peut être dépendant des « ressources existantes ».

Le RAAQ tout comme la COPHAN demande le retrait de la phrase « La politique sera mise en œuvre avec les ressources existantes ».

De plus, cette politique doit reconnaître que les organismes d'action communautaire autonome des personnes ayant des limitations fonctionnelles et leur famille, l'Office des personnes handicapées du Québec, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse sont tous reconnus pour jouer un rôle conseil auprès des ministères, organismes publics et organismes subventionnés ou reconnus par les ministères. Certains spécialistes et chercheurs pourraient également être sollicités au besoin et certains exemples de réussite, au niveau de l'accessibilité universelle, repris.

LE SUIVI ET LA RÉVISION

Le RAAQ, tout comme la COPHAN recommande :

Qu'un rapport public annuel soit fait à l'Assemblée nationale, en plus des plans d'action annuels. Ce rapport devra identifier les avancées, les reculs, les résultats, les ressources financières investies et l'échéancier prévu de chacun des ministères et organismes publics en lien avec les objets de la politique.

Pour être efficace, il semble problématique que cette politique puisse être révisée en tout temps. Le RAAQ comme la COPHAN recommande :

Que cette politique soit révisée, au plus tard, en 2009 et ensuite tous les 5 ans.

DESCRIPTION DES DOCUMENTS EN MÉDIAS ADAPTÉS

En annexe, on fait une liste non exhaustive des différentes façons de produire des documents en médias adaptés. Cette liste servira de base aux ministères et organismes visés par cette politique pour produire des documents en médias substituts, il faut donc s'assurer que les références ou exemples donnés sont complets. Le RAAQ en tant qu'organisme en défense des droits et promotion des intérêts des personnes vivant avec une déficience visuelle tient à ce que l'on précise les modalités de production et les paramètres à respecter pour transcrire de façon adéquate les documents dans les différents modes de substitution.

RAAQ recommande que les médias substituts utilisés par les personnes vivant avec une déficience visuelle soient décrits comme suit :

Le gros caractère

Le gros caractère consiste à modifier les caractères d'imprimerie en utilisant des paramètres de lecture offrant une meilleure lisibilité. Ces améliorations s'appliquent en modifiant la taille du texte, la police d'écriture, les contrastes de couleur et le type de papier.

Même s'il n'existe pas de normes spécifiques et reconnues pour les textes en gros caractère, la taille d'écriture préconisée pour le texte est 16 points et pour les titres une taille de 18. Il faut prévoir une police d'écriture sansérif et sans fioriture de type « Arial » ou « Verdana ». De plus, il faut prévoir l'utilisation d'un contraste de plus de 70 % entre la couleur du papier et celle des caractères d'écriture. Le meilleur contraste demeure toujours le noir et le blanc. L'utilisation d'un papier mat est aussi à préconiser pour éviter la réflexion de la lumière sur la surface de lecture.

Le format audio

Le format audio consiste à transférer l'information écrite sur un support audio tel une cassette ou un disque compact. Par contre, ce transfert doit se faire selon certaines balises pour faciliter la consultation du lecteur et en assurer une utilisation simple.

Des organismes ont développé une expertise pour produire des documents en mode audio de qualité. Pour assurer la qualité de leur retranscription les ministères et organismes devront arrim&